Qassem Soleimani and Abu Mehdi Muhandes

Les activités criminelles de Ghassem Soleimani en Iran et au Moyen-Orient

Par Mansoureh Galestan

Le 03 janvier, Qassem Soleimani, le commandant notoire de la Force terroriste Qods des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), et Abu Mahdi al-Muhandis, chef des milices extrémistes irakiennes, ont été tués par une frappe américaine en Irak.

Soleimani, surnommé le « commandant fantôme », était le numéro deux du régime après le guide suprême des mollahs, Ali Khamenei. Il a rejoint les Gardiens de la Révolution islamique (CGRI, pasdaran) en 1979 et a joué un rôle actif dans la répression de la minorité kurde au début de la révolution.

QASSEM SOLEIMANI DANS LA GUERRE IRAN-IRAK

Après la guerre Iran-Irak, Soleimani a formé plusieurs bataillons des CGRI dans la ville méridionale de Kerman et les a envoyés sur le front sud. Pendant la guerre, il a été promu commandant de la 41 Division mécanisée de la brigade Sar-Allah.

Qassem Soleimani et le monopole de la production et de la distribution de la drogue

À la suite du cessez-le-feu du régime avec l’Irak, le CGRI s’est emparé du monopole du trafic de drogue sous prétexte de « lutter contre les trafiquants de drogue » pour financer ses opérations à l’étranger. Jusqu’à sa nomination à la tête de la Force Qods en 1997, Ghassem Soleimani était responsable de la production et de la distribution de stupéfiants de l’Afghanistan vers les pays de la région, l’Afrique, l’Europe et les États-Unis.

NOMINATION DE QASSEM SOLEIMANI COMME CHEF DE LA FORCE QODS

Au milieu de 1998, Khamenei a nommé Qassem Soleimani commandant de la Force Qods . De cette date jusqu’à sa mort, Qassem Soleimani a été derrière tout le chaos, les crises humanitaires et le terrorisme dans les pays du Moyen-Orient. Il recevait directement ses ordres de khamenei. Il était son conseiller au Conseil suprême de sécurité du régime et avait le dernier mot sur les ingérences du régime et les activités terroristes au Liban, en Syrie et en Palestine.

JAVAD ZARIF : L’AMI DE SOLEIMANI

Alors que Soleimani était détesté par le peuple iranien, il était soutenu par toutes les factions du régime, y compris Javad Zarif, le perfide ministre des Affaires étrangères. À plusieurs reprises, Zarif a fait l’éloge de Soleimani.

Zarif a déclaré : « Le commandant Soleimani et moi n’avons jamais senti que nous ayons des différences. Nous travaillons en étroite collaboration depuis plus de 20 ans… Pendant l’attaque américaine contre l’Irak, en tant que représentant de l’Iran à New York, j’ai… eu la plus grande coordination avec le commandant Soleimani. Par la suite, lorsque je suis devenu ministre, nous avons décidé de nous assurer de nous réunir au moins une fois par semaine lorsque nous étions tous les deux à Téhéran pour examiner les derniers développements et entreprendre la coordination nécessaire. » (Quotidien d’État Entekhab du 1er septembre, 2019)

Le 5 novembre 2018, Zarif avait également déclaré : « Nous ne sommes pas un système qui fonctionne tout seul … Comment pouvons-nous faire quoi que ce soit dans ce pays sans le signaler ? Ce n’est pas comme si nous avions cherché à faire quoi que ce soit de contraire aux souhaits de Son Éminence le Guide. »

La réaction de la Résistance

La présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a qualifié l’élimination de Qassem Soleimani et d’Abu Mehdi Mohandesse, le chef de la force répressive du Bassidj d’Irak, de coup irréparable porté au régime des mollahs. Mme Radjavi a souligné que le temps était venu d’évincer les mollahs de la région, spécialement d’Irak, de Syrie et du Liban, et d’expulser le corps des pasdarans de ces pays. De cette manière, l’Irak qui avait été livré sur un plateau d’argent par les Etats-Unis au régime des mollahs, sera libéré du joug du fascisme religieux au pouvoir en Iran.

Qassem Soleimani était l’un des criminels les plus cruels de l’histoire de l’Iran. Il était personnellement impliqué dans le massacre de centaines de milliers de personnes dans la région et le déplacement de millions de personnes. Il était aussi le cerveau du massacre des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) au camp d’Achraf en Irak, et de nombreuses opérations terroristes contre la Résistance iranienne dans ce pays, en Iran et dans d’autres pays. Avec son élimination, le processus du renversement des mollahs va être grandement accéléré.

De plus, avec la mort du criminel Abu Mehdi Mohandesse, le chef du Bassidj en Irak, force proxy du régime iranien, et assassin notoire, dont les crimes sont dénoncés par la Résistance iranienne depuis vingt ans, le temps est venu pour la victoire du soulèvement du peuple irakien et de se libérer de l’occupation du régime iranien.

Mme Radjavi a ajouté : alors que le renversement de la théocratie au pouvoir en Iran est à portée de main, il est temps que les forces armées du régime s’abstiennent de tirer sur le peuple iranien, déposent les armes et se rendent. Les personnels patriotiques des forces armées doivent rejoindre le peuple iranien.

Rappelant les arrestations sans fin et qu’au moins 1500 personnes ont été tuées durant le soulèvement de novembre 2019, Mme Radjavi a souligné que la communauté internationale, spécialement l’Union européenne, doit mettre fin à la politique de complaisance et reconnaitre le droit du peuple iranien à résister et à se soulever pour la liberté afin de remplacer le pouvoir des mollahs par la souveraineté populaire.

Source : CNRI – Conseil National de la Résistance Iranienne